Top 20 Des Meilleurs Guitaristes au Monde

De nombreux musiciens ont révolutionné la musique et contribué à définir le son de leurs époques respectives.

Des riffs acérés aux grattages vigoureux, le rugissement de six cordes en acier fixées à un morceau de bois et placées sous distorsion n’a jamais manqué d’éveiller les spectateurs au pouvoir de la musique

En se branchant sur leur ampli avec le volume à fond, les meilleurs guitaristes de tous les temps ont également souvent accompagné leur impressionnant et prodigieux talent musical par de flamboyantes facéties sur scène, nous laissant avides de vivre toujours plus d’expériences capables de changer notre vie. Ces 20 guitaristes emblématiques ont électrisé le monde et valent toujours la peine de pousser la sono à bloc.

20. JOHNNY MARR

JOHNNY MARR

Avec ses riffs jangle pop chatoyants qui viennent compléter le lyrisme aride du chanteur Morrissey, le guitariste des Smiths, Johnny Marr, a passé une grande partie des années 80 à dominer la scène indie de Manchester.

L’assaut sonore tourbillonnant de How Soon Is Now et le brillant riff d’ouverture de This Charming Man justifient amplement la raison pour laquelle Marr a exercé une telle influence.

Celui-ci a en effet habilement combiné le comportement austère de Keith Richards et ses lunettes de soleil avec les sons minimalistes teintés de funk de Nile Rodgers.

Unissant les amateurs de disques du monde entier grâce au son vibrant de sa guitare, Marr a contribué à faire des Smiths le groupe d’une génération. Sans la fougue de Johnny Marr, les meilleures chansons des Smiths ne continueraient pas encore aujourd’hui à être si inspirantes et éternelles.

À écouter : How Soon Is Now

19. NILE RODGERS

NILE RODGERS

L’explosion disco a eu son lot de détracteurs, mais le guitariste de Chic, Nile Rodgers, leur a donné du fil à retordre avec sa griffe unique de sophisto-funk.

Son approche épurée de riffs saccadés mais dansants, de grooves funk impeccablement arrangés et de solos endiablés, ont facilement fait de lui l’un des meilleurs guitaristes de la fin des années 70 et du début des années 80.

Son influence sur les groupes pop new wave tels que Duran Duran ou même Madonna. prouve à quel point il était en avance sur son temps.

Recruté par David Bowie pour produire sa chanson Let’s Dance qui marquera un véritable tournant commercial, Rodgers a anticipé l’évolution de la musique pop vers des sons clairs et des rythmes électroniques soignés. Les meilleures chansons de Chic seront plus tard samplées sur des morceaux tels que Lady (Hear Me Tonight) de Modjo ou le tube hip-hop Be Faithful de Fatman Scoop, prouvant une fois de plus que Nile Rodgers reste le grand maître du funk et l’un des meilleurs guitaristes de tous les temps.

À écouter : Le Freak

18. JOHN FRUSCIANTE

JOHN FRUSCIANTE

Avec sa vision décalée du funk rock, John Frusciante des Red Hot Chili Peppers a été l’un des meilleurs guitaristes à émerger de la scène alternative des années 90.

Délicieusement excentrique et avec un style bien à lui, son jeu de guitare allait du funk incisif de Parliament sur Give It Away à la guitare slide lumineuse de Scar Tissue, en passant par les inflexions mélancoliques de Under the Bridge ou l’exploration musicale de la chanson qui donne son titre à l’album Californication.

Ayant quitté et rejoint le groupe à plusieurs reprises, Frusciante a en quelque sorte été un membre intermittent des RHCP, mais ces derniers doivent leur son distinctif à l’influence sonore de Frusciante et à sa maîtrise spectaculaire des pédales et des effets. Expérimentant sans cesse avec des passages funky et des textures psychédéliques, le guitariste a été à l’origine d’une véritable révolution sonore.

À écouter : Under the Bridge

17. NEIL YOUNG

NEIL YOUNG

L’auteur-compositeur-interprète canadien Neil Young ne reçoit pas toujours le crédit qu’il mérite en tant que guitariste.

Le tant adulé « parrain du grunge » a été le pionnier d’une musique bruitiste, marécageuse et folk (Like a Hurricane), jouant souvent des solos tortueux qui flirtaient avec la dissonance (Down by the River). L’épatante suite d’albums majeurs de Young dans les années 70 mettait souvent en valeur les deux facettes de son style de jeu unique : un mélange de country rock acoustique désespéré et de morceaux rock fortement distordus avec des solos capables de totalement souffler l’auditeur.

Parallèlement à une écriture magistrale, Young n’a jamais rechigné à repousser les limites du son afin de survivre aux changements de tendances. Que vous chérissiez Heart of Gold ou que vous ayez un faible pour Rockin’ in the Free World, Young a toujours été l’un des meilleurs guitaristes, capable d’allier l’esprit bohème des hippies de la fin des années 60 à l’angoisse des marginaux punks las du monde.

À écouter : Like a Hurricane

16. KEITH RICHARDS

KEITH RICHARDS

Peu de guitaristes peuvent se targuer d’avoir un son qui leur est propre, mais l’amour de Keith Richards pour l’accordage en drop le place en tête du peloton. Sans nul doute le pilier des Rolling Stones, la puissante concoction de rock’n’roll, de blues et de rhythm’n’blues de Richards a contribué à jeter les bases de l’essor du phénomène stadium rock à la fin du XXe siècle.

Submergeant d’abord nos oreilles avec sa furieuse fuzzbox ((I Can’t Get No) Satisfaction) avant de puiser dans la puissance émouvante du gospel rock (Gimme Shelter), le jeu de guitare de Richards était d’un délice tapageur qui aura marqué l’époque.

Autrefois montré du doigt pour ses excès de drogue, il jouit aujourd’hui d’une réputation digne des plus grands et peut facilement prétendre au titre de guitariste le plus influent du rock’n’roll.

À écouter : Gimme Shelter

15. TONY IOMMI

TONY IOMMI

Nous connaissons tous la réputation de Black Sabbath en tant que groupe rock, mais on ne répétera jamais assez que sans les riffs doomy du guitariste Tony Iommi, le heavy metal n’existerait pas.

Faisant surgir de son instrument un son sombre et inquiétant inspiré des usines de Birmingham, Iommi a développé un style unique afin de compenser la perte du bout de ses doigts dans un accident de soudure.

Forcé d’inventer une toute nouvelle façon de jouer, le guitariste a réussi à marier solos sinistres à une seule note et hammer-on infernaux, contribuant à faire de Black Sabbath une véritable force de la nature, capable d’invoquer l’esprit du blues tout en l’interprétant avec le son lugubre et discret d’un cri de guerre wagnérien. Iommi mérite un immense respect pour la façon dont il a su faire face à l’adversité et, ce faisant, donner naissance à un tout nouveau genre musical.

À écouter : Paranoid

14. GEORGE HARRISON

GEORGE HARRISON

Il n’y avait pas une seule âme sur la planète qui ne connaissait pas les Beatles dans les années 60.

George Harrison ayant été injustement étiqueté comme « le Beatles discret » face à l’invincible duo d’auteurs-compositeurs John Lennon et Paul McCartney, il ne recevait pas à l’origine le crédit qu’il méritait pour tous les arrangements et embellissements apportés à leurs chansons. Il lui aura fallu un certain temps pour s’épanouir en tant qu’auteur-compositeur, mais plus rien ne pourra ensuite plus l’arrêter.

Le guitariste a écrit certains des meilleurs morceaux de la dernière période des Beatles, notamment la magnifique ballade d’amour Something et l’hymne de tous les adorateurs du soleil : Here Comes the Sun.

Il a également atteint la transcendance sur sa célèbre chanson solo My Sweet Lord, écrite sous forme de prière. Inspiré par l’icône du rockabilly Carl Perkins, Harrison a apporté une touche country à la British Invasion et est devenu expert dans l’art des solos aux sonorités douces, capables de susciter désir spirituel et respect de la nature. C’est pour cette raison qu’il mérite d’être reconnu comme l’un des meilleurs guitaristes de l’histoire.

À écouter : Something

13. PETER GREEN

PETER GREEN

Âme troublée mais musicien extrêmement doué, il était un temps où la tempête blues rock de Peter Green faisait mordre la poussière à ses pairs.

Maître du sustain et d’une réverb chargée d’émotions, le vibrato de Green remuait les âmes sur des instrumentaux méditatifs comme Albatross, de même que le travail palpitant de ses doigts sur Oh Well. Se nourrissant de ses problèmes personnels pour composer des ballades déchirantes comme Man of the World ou le psycho-rock cauchemardesque de The Green Manalishi (With the Two Prong Crown), Green a prouvé que des acrobaties virtuoses n’étaient pas toujours nécessaires pour pouvoir puiser dans l’essence du blues.

Avec son timbre doux et ses solos étincelants, l’ancien leader de Fleetwood Mac a séduit ses contemporains par une ingéniosité musicale qui lui a permis de se hisser au premier rang des meilleurs guitaristes de son époque.

À écouter : Oh Well

12. CARLOS SANTANA

CARLOS SANTANA

Artiste polyvalent, Carlos Santana a fusionné le blues rock avec des sons d’inspiration latino-américaine et africaine, faisant bien plus que la plupart des guitaristes pour élargir le champ sonore du rock’n’roll.

Avec son groupe Santana, sa reprise de Black Magic Woman de Fleetwood Mac a donné une teinte swing tzigane à la composition envoûtante de Peter Green.

Son retour sur le devant de la scène en 1999 avec Smooth a rappelé au monde le potentiel d’optimisme et de déhanché de son rock latino transcendantal. Toujours inventif, le jeu de guitare de Carlos Santana est fougueux et d’une exemplarité sans précédent, ses sons de fusion aux accents caribéens mettant toujours son auditoire de bonne humeur, et ce sans qu’il ne perde jamais contact avec l’élégance carnavalesque de ses racines mexicaines.

Que ce soit pour sa participation au festival de Woodstock ou pour avoir vendu plus de 100 millions de disques à travers le monde, Santana mérite largement son statut d’un des meilleurs guitaristes et constitue l’un des talents les plus uniques de la scène musicale de San Francisco.

À écouter : Black Magic Woman

11. B. B. KING

B. B. KING

« Roi du blues » incontesté, B. B. King est l’un des meilleurs guitaristes à avoir électrifié le blues et à l’avoir popularisé auprès du grand public.

Actif des années 50 jusqu’à sa mort à 89 ans en 2015, B. B. King a été une figure de proue pour de nombreux guitaristes du British blues.

Avec ses bends émouvants et son vibrato expressif, ce prodige du Mississippi empoignait sa guitare Lucille pour puiser dans le blues des exaltations douloureuses (The Thrill Is Gone) ou jouer des morceaux aux accents funk dénonçant l’injustice raciale (Why I Sing the Blues).

Bien qu’il s’en tienne souvent à la gamme pentatonique, B. B. King est bien plus que cela. Souvent imité mais jamais égalé, il mérite plus que quiconque de porter la couronne.

À écouter The Thrill Is Gone

10. PRINCE

PRINCE

Auteur-compositeur prolifique, véritable star de la pop et icône qui changea la donne dans l’histoire de la musique, Prince était également considéré, et à juste titre, comme un formidable guitariste.

Il suffit d’écouter la splendeur captivante de Purple Rain ou le shred époustouflant au début de When Doves Cry pour comprendre pourquoi. Tout au long des années 80 et 90, les meilleures chansons de Prince offraient un mélange époustouflant de pop new wave, de funk rock et de rhythm’n’blues qui, associé à un astucieux sens de la mélodie, lui laissait toujours la possibilité de mettre en valeur son jeu remarquable aux airs hendrixiens.

Lorsque l’on a demandé à Eric Clapton, qui n’est rien de moins qu’un dieu de la guitare, ce que cela faisait d’être le meilleur guitariste du monde, celui-ci a répondu : « Je ne sais pas, demandez à Prince. » Un grand éloge en effet, mais il n’en fallait pas autant pour comprendre que Prince est au coude-à-coude avec les meilleurs guitaristes de tous les temps.

À écouter : Purple Rain

9. JEFF BECK

JEFF BECK

Ami de longue date d’Eric Clapton, Jeff Beck est reconnu depuis longtemps comme un musicien de blues hors pair qui mérite amplement d’être considéré comme l’un des meilleurs guitaristes de son époque.

Après avoir rejoint les Yardbirds dans les années 60, Beck s’est aventuré dans le rock psychédélique avec Heart Full of Soul, créant un son chargé en fuzz grâce à sa pédale Tone Bender MK I. En formant le Jeff Beck Group, il retrouve ses racines en utilisant le vibrato pour jouer une version dure et brute du blues (I Ain’t Superstitious) et en flirtant avec des solos électrifiés d’inspiration latine (Beck’s Bolero). Bien que souvent éclipsé par ses contemporains tels que Clapton et Hendrix, Beck mérite des éloges pour la ténacité de ses explorations. S’aventurant plus tard dans le jazz et le funk, les sons qu’il crée sont merveilleux.

À écouter : I Ain’t Superstitious

8. MARK KNOPFLER

MARK KNOPFLER

Depuis les bars enfumés de la scène pub rock britannique jusqu’au stade de Wembley lors du Live Aid, le jeu de guitare immaculé de Mark Knopfler, originaire de Newcastle, a inspiré des millions de personnes.

Ses rythmes décontractés et ses riffs évocateurs et entraînants ont aidé à ouvrir les portes à Dire Straits avec Sultans of Swing, avant de devenir l’un des groupes les plus vendus des années 80 avec leur hymne MTV Money for Nothing et l’émouvante chanson de protestation contre la guerre des Malouines, Brothers in Arms.

Toujours émouvant et doux, Knopfler s’est imposé avec un son soft rock à la limite de l’easy listening, issu de son amour du rock roots. « J’imagine le paradis comme un endroit où la Tyne rencontre le Delta, où la musique folk rencontre le blues », a déclaré un jour Knopfler. Il devrait le savoir : il nous y a emmenés un nombre incalculable de fois.

À écouter : Sultans of Swing

7. EDDIE VAN HALEN

EDDIE VAN HALEN

Eddie Van Halen était un pionnier. Depuis Hendrix, aucun guitariste n’avait bouleversé les règles du jeu et changé la façon dont sonnait la musique rock.

« Au diable les règles », dit-il un jour, et il devint du jour au lendemain une véritable sensation grâce à son mélange ultra-performant de tappings enflammés et de rythmes hard rock aussi lourds qu’un iceberg.

Considéré comme l’un des meilleurs guitaristes des années 80, Van Halen a mis sur le devant de la scène, avec ses solos endiablés, tout le sens du spectacle et l’arrogance du heavy metal (Eruption), définissant ainsi le son de son époque, à tel point qu’à l’époque, aucun adolescent qui se respecte n’accepterait de mourir sans avoir une cassette de Van Halen dans sa voiture. Même Michael Jackson n’a pas pu résister à l’inviter à jouer sur Beat It, ce qui n’est pas une mince reconnaissance venant de la part du roi de la pop.

À écouter : Eruption

6. BRIAN MAY

BRIAN MAY

Le jour où Brian May a mis de côté son rêve de devenir astrophysicien et a customisé sa guitare, affectueusement appelée Red Special, un monde de possibilités s’est ouvert à lui.

Guitariste principal de Queen, le mélange de puissants accords hard rock et de shred néoclassique de May a alimenté les opéras rock délicieusement excentriques de Freddie Mercury (Bohemian Rhapsody) et nous a offert des solos qui ont eu l’effet d’une bombe dans les tribunes (We Will Rock You).

Dans l’ensemble de l’œuvre diversifiée de Queen, c’est le son distinctif de May qui ressort le plus, lequel assène toujours sur l’auditeur un éventail de riffs étincelants et majestueux, quel que soit le genre auquel le groupe touche. En concert, May a souvent rendu hommage à Jimi Hendrix en interprétant l’hymne national britannique, God Save the Queen, ce qui nous prouve là encore qu’il a sa place parmi les rois du rock.

À écouter : Hammer to Fall

5. CHUCK BERRY

CHUCK BERRY

L’histoire et l’évolution du rock’n’roll doit beaucoup aux idées pionnières de Chuck Berry. Avec sa fameuse démarche de coq et ses solos inspirés du rockabilly, Berry a placé la barre haut pour les innombrables guitaristes qui l’ont suivi.

Voix par excellence de la jeunesse des années 50, il a mis en marche une véritable révolution en mettant en musique les exploits d’adolescents au volant de hot rods (Maybellene) et en se faisant le chantre enthousiaste des guitaristes itinérants (Johnny B. Goode).

Par son approche unique des intros de guitare et ses solos fulgurants, c’est bien Chuck Berry que nous devons remercier d’avoir poussé toute une génération de rockeurs à se saisir d’une guitare et à prendre la route pour réaliser leurs rêves. Il serait difficile de trouver un seul guitariste dans les années 60 qui n’ait pas été inspiré par lui. « Si on essayait de donner un autre nom au rock’n’roll, disait John Lennon, on pourrait l’appeler “Chuck Berry”. »

À écouter : Johnny B. Goode

4. ERIC CLAPTON

ERIC CLAPTON

Dans les années 60, avant l’arrivée de Hendrix, on pouvait trouver sur les murs de Londres des graffitis « Clapton is God » (Clapton est Dieu).

Il n’est pas difficile de comprendre pourquoi. De son passage chez les Bluesbreakers de John Mayall à sa prestation avec le supergroupe Cream, la maîtrise du blues aux bases folk de Clapton n’a cessé d’impressionner tout au long de sa carrière.

Des riffs euphoriques de Layla de Derek and the Dominoes à la sincérité tragique de Tears In Heaven, Clapton nous a à chaque fois séduits avec son don pour le feeling bluesy et sa capacité innée à faire chanter sa guitare.

Au fil des ans, il a toujours imprégné son travail de sonorités fortes et émouvantes comme seuls les meilleurs guitaristes savent le faire. On ne saurait exagérer l’influence de la maîtrise époustouflante de Clapton et de son dévouement permanent à raviver les canons du blues.

À écouter : Layla

3. DAVID GILMOUR

DAVID GILMOUR

Partant des sons psychédéliques de Syd Barrett, cofondateur de Pink Floyd, David Gilmour et son emblématique « Black Strat » ont créé un son de guitare sans pareil.

Atmosphérique et éthérée, le feeling de Gilmour pour les improvisations capables de faire vibrer l’âme, depuis son explosion bluesy déchirante sur Money aux riffs planants à en atteindre les hauteurs célestes de Shine on You Crazy Diamond, a contribué à faire de Pink Floyd une référence du rock progressif.

Son solo épique sur Comfortably Numb est considéré à juste titre comme l’un des plus grands moments de la guitare de tous les temps, distillant parfaitement à l’auditeur sa capacité à susciter des émotions à chaque note jouée. Capable de faire le lien entre les sonorités marécageuses du psychédélisme et le nouveau terrain de jeu offert par le jazz rock, le travail novateur de David Gilmour avec Pink Floyd fait de lui l’un des meilleurs guitaristes à avoir jamais foulé la scène.

À écouter : Comfortably Numb

2. JIMI HENDRIX

JIMI HENDRIX

Après son arrivée au Royaume-Uni en septembre 1966, le guitariste Jimi Hendrix, originaire de Seattle, a révolutionné à lui seul le rock’n’roll avec les hurlements virtuoses de son blues électrique.

Volant la vedette au dieu de la guitare des années 60, Eric Clapton, l’interprétation bruyante du rhythm’n’blues par Hendrix et ses solos ébouriffants joués avec les dents ont fait de lui une légende. « Il est arrivé et il a scié tout le monde, se souviendra plus tard Clapton. C’est quelque chose que personne ne pourra jamais mieux faire. »

Du surhumain Purple Haze à sa reprise ultime de All Along the Watchtower de Bob Dylan, le légendaire guitariste a sans doute fait autant pour le rock’n’roll que ce que Beethoven a fait pour la musique classique.

Grâce à son utilisation désinvolte des pédales de disto et wah-wah (Voodoo Child (Slight Return)), Jimi Hendrix a incarné l’essence même du psychédélisme, transformé à jamais le son du rock et mérite véritablement d’être considéré comme l’un des meilleurs guitaristes de l’histoire.

À écouter : Voodoo Child (Slight Return)

1. JIMMY PAGE

JIMMY PAGE

Le génie derrière les géants du hard rock Led Zeppelin est sans aucun doute le meilleur guitariste qui ait jamais vécu.

La fusion grondante du blues rock et de riffs hyperactifs de Jimmy Page s’est emparée de l’esprit révolutionnaire des innovations de Jimi Hendrix pour les transformer en magie pure. Jetant les bases de ce qui allait devenir plus tard le heavy metal et le stadium rock, Page a amplifié la colère bouillonnante du blues (Whole Lotta Love) et le charme des sons exotiques (Kashmir) pour mêler le tout aux traditions folkloriques anglaises (Stairway to Heaven).

Façonnant son mythe comme un sorcier des temps anciens, il domine les années 70 en tant que rock star la plus connue et reconnue au monde. D’un talent irréfutable, la vision de Jimmy Page du rock’n’roll et de sa puissance a laissé une empreinte immortelle, laquelle perdure encore aujourd’hui.

À écouter : Stairway to Heaven

À propos de l'auteur

Alex
Alex
Passionné de musique depuis que j'ai entendu mes premières notes de piano et webmaster à mes heures perdues. J'ai décidé de créer ce site pour vous apporter (je l'espère) des connaissances sur les instruments de musique et tester ceux que je trouve les plus intéressants pour un musicien.

Top Instrus 🎸

Partitions 🎵